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UNC-AFN-SDF

Sommaire de la page:

 


HISTORIQUE de l’UNC

 

C’ est au lendemain de l’armistice de 1918, que fut fondée, à l’initiative du RP Daniel BROTTIER aumônier à Verdun, et du Président Georges CLEMENCEAU, l’Union Nationale des Combattants. Depuis lors, elle rassemble quelques centaines de milliers d’anciens combattants et de veuves de tous les conflits qu’a traversés la France, et qui adhèrent aux mêmes idéaux de solidarité, de souvenir et d’attachement à la Patrie.

Les statuts de la section ont été déposés par les « Poilus » le 5 octobre 1929. A l’article 3, sont précisés les buts de l’association :

1°) Maintenir et perpétuer après la guerre, l’esprit d’union et de camaraderie contracté aux heures douloureuses de notre histoire, en s’appuyant sur la fraternité d’armes.

2°) Conserver et propager dans les nouvelles générations, les idées de patriotisme, de sacrifice et de fidélité à nos traditions nationales.

3°) Perpétuer par tous les moyens en son pouvoir, le souvenir de nos héros morts pour la France.

Entre temps, le monument aux morts du cimetière, avait été inauguré et béni le 2 septembre 1923.

Le 1er Bureau était ainsi composé :
Président -Henri GIRARDEAU

 

Vice-Président – Alcime AUDUREAU

Secrétaire – Armand CHUPIN-RAMBAUD

Trésorier – Armand CANTITEAU

Quelques dates :

1923 – attribution de la carte du combattant.

1926 – obtention de la retraite du combattant.

L’UNC – AFN

L’ Abbé Paul ARNAUD, vicaire aux Landes de 04-1958 à 07-1961, et lui-même ancien d’Algérie, est à l’origine de la section, en créant dès son arrivée « Le Messager Landais », petit journal sans prétention, destiné aux soldats et à leurs familles, et qui relatait les faits divers du « pays » et qui en même temps, donnait des nouvelles de chacun à tous. C’était le lien qui nous unissait, lorsque nous étions quelque part … là-bas !

Une réunion, le 10 novembre1961, à laquelle assistaient de nombreux anciens d’AFN, marque le vrai départ de la section. La guerre d’Algérie allait bientôt se terminer et en 1962, un drapeau fut remis par Mr BRETAUDEAU, maire, à André GUITTON notre tout nouveau Président. En 1965, le groupe choisit dans son ensemble d’adhérer à l’UNC.

Ainsi, nous venions d’entrer dans la grande famille du monde combattant, aux côtés de nos illustres anciens de 14-18 !

L’année 1967, vit la création du TRN (titre de reconnaissance de la nation) et une loi de décembre 1974 attribua la « carte de combattant » aux soldats ayant participé aux opérations en Afrique du Nord.

René DEFONTAINE resta Président de l’UNC, jusqu’en 1974, puis devint Président d’honneur et Porte-drapeau.

-André GUITTON fut Président des anciens d’AFN, puis de l’UNC, jusqu’en 2000.

-Michel AMIOT lui succéda, de 2001 à 2005.

L’ UNC – Soldats de France

En 1976, dans le même esprit, a été créé l’association « Soldats de France » (SDF) destinée à rassembler ceux qui ont servi sous les drapeaux, au titre du Service National, ou qu’ils aient été pompiers, policiers ou gendarmes. Elle a fusionné avec l’UNC en 1996

Au cours de l’année 1999, s’est constitué un groupe « Soldats de France » au sein de notre section. Il ne demande qu’à se développer. N’hésitez pas et venez nous rejoindre !

RÔLE de l’UNC

Indépendamment de l’action sociale et humanitaire, elle est de transmettre et de perpétuer le souvenir. C’est donc à nous, anciens d’Afrique du Nord- plus tard par les soldats de France– qu’il appartient de maintenir « la flamme » par l’organisation et notre présence aux cérémonies commémoratives des 8 mai 1945, 11 novembre 1918 et du 5 décembre 1962, en souvenir de nos soldats tombés en AFN.

C’est aussi notre DEVOIR[nbsp]!

Composition du Bureau

Président : Raymond Gabillaud, Vice-Président :Denis Albert, Délégué cantonnal : Maxime Martin, Secrétaire : Raymond Coutand, Secrétaire adjoint et porte-drapeau : Jean-Claude Barré, Trésorier : André Godet Trésorier adjoint : Jean Brin, Porte-drapeau suppléant : Raymond Pelloquin

Membres : Bernard David, Francis Dixneuf, Armand Enfrein,Régis Leboeuf, Dominique Péraud, Joseph Rautureau, Roger Routhiau

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Le Drapeau de la Section et M. Amiot, A.Guitton et F.Dixneuf

 

http://www.leslandesgenusson.fr/wp-content/uploads/2013/10/UNC-AFN-1.jpgPhoto prise lors de la cérémonie de commémoration du 11 novembre 2004. Vous les reconnaissez ?

Texte de Raymond Gabillaud

 

 


LA GUERRE 14-18

Le service militaire avait été porté à 3 ans, et des bruits de bottes se faisaient entendre depuis quelques années, quand le Prince héritier d’ Autriche, l’ archiduc François-Ferdinand, et son épouse, sont assassinés le 28 juin 1914, à SARAJEVO par un étudiant nationaliste serbe de Bosnie, Gavrilo Princip. Les autorités autrichiennes accusent la Serbie voisine d’être à l’origine du crime. Le 5 juillet, l’ Allemagne de Guillaume II, assure l’Autriche-Hongrie de son soutien et lui conseille la fermeté.

 

Le 23 juillet, l’ Autriche lance un ultimatum à la Serbie par lequel elle exige que ses autorités puissent enquêter en Serbie sur l’assassinat. Le lendemain, la Russie décrète la mobilisation. Le processus est enclanché. Il ne devait plus s’arrêter.

Le 29 juillet, la Russie annonce la mobilisation partielle contre l’Autriche-Hongrie, puis le 30, contre l’Allemagne. C’ est aussi la mobilisation en Autriche pour le 4 août. Le Kaiser Guillaume II, demande à son cousin le Tsar Nicolas II, de suspendre la mobilisation russe, et l’engagement de ne pas soutenir la Serbie. Il essuie un refus !

En France, Jean-Jaurès est assassiné à Paris, le 31 juillet. Et le 1er août,l’Allemagne déclare la guerre à la Russie.

 

La France est en pleine moisson, quand le gouvernement décrète la mobilisation générale le même jour, à 16 heures. Le patriotisme de nos soldats, est un patriotisme défensif (défendre la Patrie). Beaucoup pensent que la guerre sera courte, et qu’ils seront rentrés pour Noël.

 

A la guerre de mouvement, succéda rapidement la guerre de tranchées …Elle allait durer 52 mois et se terminer par l’armistice du 11 novembre 1918, et devait être la « der des Ders ».

 

La France avait payé un lourd tribut avec 1,4 millions de tués ou disparus. La commune des Landes ne vit jamais revenir 59 de ses enfants.

 

Il est difficile d’imaginer ce qu’ils ont vécu. Roland Dorgelès, dans son livre « Les Croix de bois » écrit dès son retour du front, en 1919, dit ceci : « Il me semble que ma vie entière sera éclaboussée de ces mornes horreurs, que ma mémoire salie ne pourra jamais oublier. Je ne pourrai plus jamais regarder un bel arbre, sans supputer le poids du rondin, un côteau sans imaginer la tranchée en contre-pente, un champ inculte sans chercher les cadavres ».

 

Dans cet enfer, il y eut malgré tout des élans de fraternité. Les soldats du front occidental étaient épuisés et choqués par l’étendue des pertes humaines qu’ils avaient subies depuis le mois d’août. Au petit matin du 25 décembre 1914, les Français et les Britanniques qui tenaient les tranchées autour de la ville belge d’ Ypres, entendirent des chants de Noël venir des positions ennemies, puis découvrirent que des arbres de Noël étaient placés le long des tranchées allemandes. Lentement, des colonnes de soldats allemands sortirent de leurs tranchées et avancèrent jus qu’au milieu du «no man’s land», d’où ils invitèrent les Britanniques à venir les rejoindre. Les deux camps se rencontrèrent au milieu d’un paysage dévasté par les obus, échangèrent des denrées, discutèrent et jouèrent au football. Un chanteur d’opéra, Kirshhoff, à ce moment officier d’ordonnance, chanta pour les soldats un chant de Noël. Les soldats Français applaudirent jusqu’à ce qu’il revienne chanter !

 

Ce bel exemple de fraternisation, avéré, fut porté à l’écran en 2005, par Christian Carion, dans « JOYEUX NOËL ! »

Texte de Raymond Gabillaud

14-18

Un des cimetières des Eparges (Meuse)

 

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Guerre de 14-18, le 26 juillet : sur la table une douille d’obus de 380 mm, et un landais, Eugène Bossard, plein centre sur la photo (papy des familles Barré et Gabillaud)

 

Lettre de J. Marchand à sa famille.
Mardi 20 juin 1916.
Ils étaient tous les deux dans le secteur de VERDUN. Par cette lettre, Jospeh apprend à ses proches la mort de son frère.

Chère femme et chers parents,

J’ai reçu la lettre du 18 que vous m’avez envoyée qui m’a fait bien plaisir de vous savoir tous en bonne santé. Mais moi chers parents, il faut que je m’arme de courage pour vous apprendre la mort de mon pauvre frère Philbert. Je me suis renseigné de tout, j’ai été voir sa tombe dimanche. Je vous assure que ça a été dur pour moi d’aller sur la tombe de mon frère sans avoir le bonheur de le voir et c’est encore bien plus terrible de vous l’apprendre. Enfin chers parents vous le cacher ce serait vous mettre en peine et puis il serait toujours venu un moment où vous l’auriez appris. Maintenant chers parents je vais vous dire qu’il est enterré à Balécourt, sa tombe a le numéro 381 qui est en tête de croix et sur la croix il est écrit Marchand Philbert 6ème génie, compagnie 11/1, tué à l’ennemi le 8 juin 1916. Tant qu’aux détails de sa mort, je vous la raconterai plus tard, car aujourd’hui chres parents, je n’en ai pas le courage, j’ai vu les camarades qui l’ont vu tomber et ils m’ont tout raconté.
Allons chers parents il ne faut pas trop vous effrayer car que voulez-vous, quand nous sommes venus dans ce pays il fallait bien s’attendre à cela, soit l’un ou l’autre de la famille. Tant qu’à moi je suis toujours en bonne santé, je suis retiré à l’arrière depuis dimanche, grâce à Dieu je m’en suis tiré à bon port.
Allons chère Lucie et chers parents je termine ma lettre qui me fait, je vous l’assure bien de la peine.
En attendant d’aller vous voir, ce qui peut-être ne sera pas long désormais, je vous embrasse tous bien fort de tout mon coeur.
J Marchand
J’ai bien reçu les 10 francs que tu avais mis en la lettre.

La mère Stéphanie Roy de la Grande Lisière a été un témoin oculaire du 11 novembre 1918. En 1986, elle a raconté le vécu de cette journée à Maxime MARTIN alors Maire des Landes. suivent les passages essentiels de son récit.

Depuis quelques jours déjà, le bruit courait que la guerre allalit enfin finir, mais on l’avait tellement entendu auparavant qu’on n’y croyait pas vraiment.
Puis arriva ce 11 novembre. Il faisait à peu près beau, avec un ciel un peu couvert, mais pas froid pour la saison. Nous sommes partis ramasser des feuilles de choux dans le champ de la Motte près de la Barbée. Tout d’un coup « j’avions » à peine fini de manger ( on avait emporter notre manger pour le midi) les cloches se sont mises à sonner à toute volée. Le tonton réfléchit un instant et se met à crier : « c’est la fin de la guerre ! » J’osais pas trop y croire mais je le pensais aussi.
On a encore ramassé 2 ou 3 fagots et vers trois heures nous « vla » partis dans le Bourg. Nous n’étions pas seuls. En arrivant à la route de Bazoges on voyait le bourg « qu’était » déjà noir de monde et on entendait qu’un cri : « la guerre est finie ! »
Sur la place de l’église il y avait le Maire, Monsieur Demangeat. C’était émouvant. Les uns chantaient, mais beaucoup pleuraient : tous ceux qui ne reverraient pas un être cher. C’était plutôt triste, et je n’oublierai jamais cette image. Des gens arrivaient encore de tous les coins de la commune.
Puis monsieur le Maire est monté en haut des marches pour parler à la foule. Je ne me souviens pas de tout, mais il a surtout dit qu’il fallait rester digne devant ceux que le malheur avait touchés. Que l’on pouvait être fiers de nos soldats, qu’on les reverrait bientôt et que toute notre vie , il faudrait leur en être reconnaissant, et ne jamais oublier ceux qui avaient laisser la leur.
Vous savez, tout le monde se connaissait et dans les familles on comptait souvent ceux qui ne reviendraient pas. Ca se disait une soixantaine ( il y en eu 59 exactement). Touts ces jeunes étaient âgés de 20 à 35 ans, vous voyez le vide que ça faisait. Il y eu beaucoup de veuves, et après bien des jeunes filles n’ont pas trouvé à se marier. Quant à moi, j’ai eu la chance de retrouver mon mari. Il a été démobilisé en 1919 et j’ai remercié la Sainte Vierge de me l’avoir rendu.
Monsieur le Curé prit ensuite la parole pour inviter la foule à rentrer dans l’église pour entendre le Magnificat et le Te-Deum. Beaucoup de gens étaient en tenue de travail, sales ou mal habillés, et hésitaient à rentrer. Le sacristain est alors passé parmi eux en leur disant : « même que vous êtes sales, rentrez, le Bon Dieu fait pas de différence. Vos soldats ont gagné la guerre en étant sales ! » Alors tout le monde est rentré pour prier et chanter.
Nous sommes ensuite retournés à nos choux. Il faisait nuit quand nous sommes rentrés à la maison. La mémé s’inquiétait. Elle n’avait pas entendu les cloches et ne connaissait pas la nouvelle.

La mère Stéphanie s’est éteinte au Foyer Logement deux années plus tard, quelques jours avant son centième anniversaire.


LA GUERRE 39-45

Le traité de VERSAILLES de 1919, avait suscité rancoeurs et frustrations, ainsi que désirs de reconquête chez les allemands. La grave crise économique de 1929, avaient conduit les différents Etats à adopter des mesures protectionnistes, et à se placer en position de rivalité les uns par rapport aux autres. Pendant que les démocraties manifestaient de l’agressivité sur le plan économique, les dictatures fascistes pensaient expansion en terme militaire.

 

Toutefois, la guerre en Europe a été liée directement aux ambitions expansionnistes du parti nazi au pouvoir en Allemagne et exprimées dès 1924, par Hitler dans « Mein Kampf ».

 

Cependant en France, on est confiant. La ligne Maginot est considérée comme imprenable, notre alliance avec l’ Angleterre est très solide, et nos gouvernants comptent beaucoup sur le contrepoids que pourrait exercer l’ URSS pour freiner les ambitions allemandes, et même s’y opposer.

 

Nous sommes bien trop confiants ! Fin août 1939, c’est un coup de tonnerre… L’ Allemagne et l’ URSS viennent de signer un pacte de non agression et maintenant, plus rien ne fait obstacle aux visées expansionnistes du 3ème Reich. Le 1er septembre, l’ Allemagne entre en Pologne. Le 2 septembre, l’ Angleterre déclare la guerre à l’ Allemagne, et en France on décrète la mobilisation générale.

 

C’est loin d’être la joie, mais dans l’opinion générale on pense « qu’il faut enfin donner une bonne leçon à Hitler ! » En quelques mois la chose sera faite.

 

Et c’est « la drôle de guerre » pour 8 mois! Les communiqués laconiques se succèdent:« RAS sur l’ensemble du front, hormis quelques duels d’artillerie et de légers accrochages ». Charles Trénet participe au moral des Français en chantant «Y’a d’la joie », tandis que Tino Rossi susurre «Marinella.» Afin de maintenir à la fois, le moral des militaires et des civils, la radio distille des slogans comme «nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts ! »Elle invite également la population à se séparer des vieilleries,en répétant, «avec cette vieille ferraille nous forgerons l’acier de la victoire ! »C’est l’application de la méthode Coué.

 

En avril 1940, les choses commencent à bouger. Le 9, Hitler lance ses troupes à la conquête du Danemark et de la Norvège, afin d’assurer son approvisionnement en minerai de fer suédois. Une opération franco-anglaise tentera, avec un succès certain, mais limité, de s’y opposer. Le 10 mai, une nouvelle éclate, Hitler a attaqué la Hollande, la Belgique et le Luxembourg … puis la France. La Loire est franchie le 17 juin. La veille, suite à la démission de Paul Raynaud, Pétain a été nommé Président du Conseil par le Président Lebrun.

Le 18 juin, depuis Londres, le Général DE GAULLE lance son appel historique.

L’ armistice est signé à Rethondes le 22 juin, où sur exigence d’Hitler, dans le wagon même où fut signé l’armistice de 1918.

 

Le bilan de ces 6 semaines de combat est lourd : 1 million de français sont prisonniers et 210 000 sont tués ou disparus. Parmi eux, un landais, Constant Bossard.

 

En France, la résistance s’ organise. Les messages codés lui parviennent depuis Londres, dans « les Français parlent aux Français ».Puis vint l’aube du 6 juin 1944, quand l’armada alliée de près de 5 000 navires et 130 000 hommes -Américains, Britanniques,Canadiens, ainsi que les 177 Français du Commando KIEFFER- débarque sur les côtes normandes.

 

Dénommée « Overlord » cette opération aéronavale est la plus gigantesque que l’histoire ait connue. Sa mission :chasser les allemands et établir une jonction avec les troupes soviétiques – qui depuis le 22 juin 1941 se retrouvent à nouveau dans le camp des alliés !- et en finir avec le nazisme.

 

Vers la fin d’avril 1945, les alliés découvriront les camps de concentration et procéderont à leur libération. Leurs gardiens avaient disparu !

L’armistice fut signé à Reims le 7 mai 1945, mais il prit effet le 8 à 15 heures.

Texte de Raymond Gabillaud

http://www.leslandesgenusson.fr/wp-content/uploads/2013/10/Liberation.jpg« 8 mai 1945 ». on reconnait Jojo Ménard, Armand Chaillou, Jean Valin, Hubert Audureau. dans l’instant qui suit l’effigie de Hitler sera brûlée.

http://www.leslandesgenusson.fr/wp-content/uploads/2013/10/UNC 21.jpg


LE SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE ( S.T.O.)

Dès 1941, la propagande allemande s’est efforcée d’attirer des travailleurs Français.

Au début de 1942, environ 60 000 volontaires-alléchés par de fortes primes- y travaillent.

La stabilisation du front Russe accroît sensiblement les besoins en main d’œuvre du 3ème Reich. En juin 1942, pour pallier ce manque de bras dans ses usines, il exige de la France 350 000 travailleurs .Laval est obligé de maquiller cette sommation et annonce la création de la «Relève» qui consiste à échanger un prisonnier libéré, contre trois travailleurs volontaires.

 

Le 11 août 1942, l’arrivée du premier train de prisonniers en gare de Compiègne, est fêtée par le régime. Environ 1 200 soldats seront libérés et ce seront les seuls .Le manque de succès de cette mesure (17 000 volontaires à fin août) sonne le glas du volontariat.

 

Le 4 septembre 1942, Pétain promulgue la loi de réquisition, ce qui aggrave encore l’impopularité du régime. Cette loi frappe surtout des jeunes ayant une qualification. Elle est responsable du départ forcé de près de 250 000 travailleurs en 6 mois.

 

Le 16 février 1943, Laval instaure le S.T.O. Le recrutement se fait désormais par classes d’âge entières. Il concerne les jeunes gens des classes 40-41 et 42, qui sont obligés de partir travailler en Allemagne. La classe 42 est la plus touchée, et les exemptions ou sursis, disparurent dès le mois de juin. Beaucoup de jeunes, réfractaires, vinrent grossir les rangs de la Résistance.

 

Au total ce sont près de 700 000 Français qui seront déportés du travail. 60 000 n’en reviendront pas, dont un landais, Constant Bauchet, de la Brelandière.

Texte de Raymond Gabillaud

Lettre de Roger CHAIGNEAU, de Bazoges-en-Paillers, adressée à la famille de Constant BAUCHET, tué sous un bombardement, le 30 mai 1944, à WELS en Autriche

Chers Amis,

C’est avec beaucoup de peine que je me vois dans l’obligation aujourd’hui de vous faire parvenir cette lettre, pour vous annoncer de bien tristes nouvelles, mais peut-être le savez-vous déjà malheureusement ?
Le mardi 30 mai, dans la matinée, il y a exactmenet 8 jours, comme aujourd’hui et à peu près à la même heure, sur les 11 heures, Wels subissait un premier et terrible bombardement par l’aviation anglo-américaine qui causait beaucoup de dégâts et malheureusement, de nombreuses victimes.
Nous étions au boulot comme d’habitude, moi, Constant, l’autre français et le Chef, quand l’alerte a sonné vers 10 heures. Mais comme toutes les alertes qu’il y avait eues jusqu’ici, personne ne bougeait, et ce n’est qu’une heure plus tard, alors que nous nous attendions à la fin de l’alerte, que soudain dans le ciel on aperçut le nuage d’avions qui approchait. Et quelques minutes plus tard les permières bombes tombaient sur le camp d’aviation, voisin de notre chantier. Alors à ce moment là nous avons compris que c’était Wels qui allait subir le bombardement, et tous quatre nous nous sommes couchés dans un champ de trèfle près de la Tour. Déjà les bombes meurtrières pleuvaient autour de nous, quand entre deux vagues d’avions, l’idée nous vint de nous sauver un peu plus loin, dans une fosse où nous serions à l’abri des éclats. C’est ce que nous avons fait, le copain, le Chef et moi, tandis que Constant, lui, au lieu de venir avec nous, a eu la malheureuse idée de se sauver plus loin dans le champ, mais toujours sur terrain plat, nullement à l’abri des projectiles.
Pendant vingt minutes, sans arrêt , les centaines d’avions jetèrent leurs milliers de bombes ; pour la plupart de petites bombes ; sur Wels et la campagne environnante. Et ce n’est que quand l’alerte fut passée et le danger presque écarté, alors que d’épais nuages de fumée dominaient la ville et que les dépôts de munitions sautaient les uns après les autres, que nous sommes enfin sortis de notre trou pour voir si nous étions tous vivants, et c’est alors que …Oh ! terrible nouvelle que je n’aurais jamais voulu vous apprendre ; c’est alors que j’ai vu mon pauvre camarade Constant qui gisait à quelques vingt mètres de moi, blessé horriblement. Je me suis approché de lui, et là il me dit : « j’ai les deux jambes coupées ». Malgré que je ne voulais pas le croire, c’était malheureusement vrai. Il avait la jambe gauche coupée au-dessus du genou et l’autre au-dessus de la cheville et un éclat de bombe dans le côté gauche. Mais malgré ses terribles blessures, il n’a pas perdu connaissance et il m’a parlé jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’une auto de la Croix-Rouge vint le chercher 1/4 d’heure plus tard pour l’emmener à l’hôpital. Il était grièvement blessé mais il ne devait pas trouver son mal, car il ne s’est pas plaint à aucun moment et il ne croyait pas mourir quand je l’ai monté dans l’auto avec les camarades qui étaient là. Je lui ai demandé s’il n’avait pas quelque chose à me dire et ses dernières paroles on été : « Roger, tu viendras me voir à l’hôpital aussitôt que tu pourras. Prends mon porte-monnaie dans ma poche, mes clés sont dedans pour ouvrir mon placard ». Ah ! J’ai bien été le voir aussitôt que j’ai pu mais hélas, il était dans le cercueil. Il est mort sans doute peu de temps après.
Les obsèques, ainsi que celles des cinq prisonniers Français tués au cours du bombardement ont eu lieu Vendredi soir, ensemble. Obsèques bien simples, mais bien émouvantes. Les corps étaient placés sur un camion, et du camp de prisonniers ou ils étaient, jusqu’au cimetière, ils étaient précédés et suivis par une grande partie de prisonniers et des civils de Wels. Les funérailles ont été célébrées sous les couleurs françaises. Plus de vingt superbes courronnes ornées d’un ruban tricolore portant l’inscription : « les Civils Français de Wels à leur camarade » et, « Les prisonniers de Guerre Français de Wels à leurs camarades » étaient portées par les prisonniers et civils. Au cimetière, les corps portés par quatre, ont été portés à leur dernière demeure entre deux rangées de prisonniers au garde-à-vous. Sur les tombes, un aumônier français prisonnier, récita quelques prières et ce fut terminé. Maintenant notre pauvre et cher camarade Constant, repose à jamais dans cette terre autrichienne.
Cette mort a causé une profonde émotion dans le milieu français du camp et plus particulièrement encore sur nous, sur toute l’équipe que nous étions. Partis ensemble, Jean-Marie*, lui et moi, voilà bientôt 1 an, le 8 juin 1943, à la gare de Montaigu, nous avons vécu ensemble depuis comme de véritables copains, et plus encore, comme des frères. Ensemble, nous avons connu les premières et dures journées de l’exil. Ensemble, nous avons vécu les longs jours de travail sur le chantier, les nuits d’hiver si froides, ou bien des fois dans ce pays de Scharten, nous sommes partis tous les deux la nuit, l’un avec une chandelle, l’autre avec une scie, chercher quelques morceaux de bois pour pouvoir nous chauffer un peu. Ensemble, nous avons passé toute cette année d’exil, ne nous laissant presque jamais, sortant presque toujours ensemble, et il a fallu qu’au dernier moment, qu’à la séparation finale nous soyons encore ensemble. Son souvenir restera inoubliable dans ma mémoire ainsi que dans celles de tous mes camarades qui ont vécu avec lui.
Chers Amis, à la suite de cette terrible épreuve, nous avons jugé de pouvoir vous faire parvenir la plupart de son linge, et tout ce qu’il avait de bon. Aussi, samedi dernier nous avons fait deux colis que nous avons expédiés aussitôt. Espérons qu’ils se rendront. Ce qu’il avait de plus précieux, nous l’avons gardé. Un jour, si nous avons le bonheur de retourner, nous irons vous le porter.
Recevez Chers Amis, ainsi que de mes camarades, dont nous partageons votre peine, mes biens sincères condoléances.
Chaigneau Roger
Wels le 6 juin 1944.
Nota : * Jean-Marie GUENEAU

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La sépulture de Constant Bauchet à Wels en Autriche


LA GUERRE D’ INDOCHINE 1946-1954

L’ INDOCHINE Française, d’une superficie de 740 000 km2, était formée :

-du Tonkin,de l‘Annam et de la Cochinchine, regroupés au sein du Viet-Nam (actuelle république so cialiste du Viet-Nam).

-du Laos et du Cambodge.

Le début de la conquête française remonte à 1858.

 

Le 2 septembre 1945,dès le départ des japonnais, Ho Chi Minh proclame « la république démocratique du Viet-Nam », à Hanoï. La France reconnaît le Viet-Nam comme « un Etat libre dans le cadre de l’Union Française »mais refuse l’indépendance vietnamienne ! La logique de guerre l’emporte et le conflit s’internationalise dès 1947. Encouragée financièrement par les Etats-Unis, la France poursuit sur la voie militaire afin d’endiguer le communisme.

 

Le Viet-Minh communiste oppose 400 000 soldats au corps expéditionnaire de l’Union Française, lui-même fort de 450 000 hommes.

 

L’annonce de l’ouverture de négociations au début de l’année 1954 précipite les événements. Chaque belligérant veut négocier en position de force !

 

En plaçant 16 000 hommes aguerris dans la cuvette de Dien Bien Phu- vaste plaine de 18kmx4, cernée par des collines– dès la fin de 1953, le général Navarre escompte une victoire décisive. Il pense couper la route au Viet-Minh, en direction du Laos.

 

En 2 mois, Giap jette contre le camp retranché, pas moins de 110 000 hommes. L’ assaut est déclenché le 13 mars contre le point d’appui « Béatrice », le premier à tomber, puis Ils tombèrent tous les uns après les autres … jusqu’au dernier « Isabelle ». Dès le 17 mars la piste d’aviation (laissée par les japonnais),est inutilisable et interdit donc à la fois, renforts et évacuation des blessés.

 

La capitulation de Dien Bien Phu intervient le 7 mai 1954 à 17h30, heure à laquelle le général de CASTRIES, et tout son Etat-Major, sont faits prisonniers. En France, cet épilogue fait l’effet d’une bombe. Les accords de Genève, le 20 juillet 1954, entérinent la fin de l’ Indochine Française. Le Mémorial des guerres d’Indochine à Fréjus fait état de 34 000 morts. Parmi eux, un landais, Gabriel Gabillaud.

Texte de Raymond Gabillaud


LA GUERRE d’ ALGERIE 1954-1962

 

L’Algérie fut conquise successivement par les Romains, les Vandales, les Arabes, les Turcs (1515-1830), puis par les Français qui prirent ALGER en juillet 1830. Passons sur les raisons invoquées par le pouvoir de l’époque … la FRANCE avait succédé à l‘EMPIRE OTTOMAN, et le Dey HUSSEIN s’en était retourné vers Constantinople dès la mi-juillet !

 

Après la conquête, l‘ALGERIE connut un afflux important de colons européens qu’on appellera bientôt « Pieds noirs ».Ces derniers contribuèrent à la mise en valeur du Pays par la construction d’infrastructures (routes, ponts, ports, aéroports, hôpitaux … ) par la création et l’aménagement de villes modernes, par le développement de l’agriculture et de l’industrie et par l’instauration de systèmes sanitaires et éducatifs performants, notamment dans les villes.

 

Cependant, ce développement ne profita guère aux autochtones musulmans qui furent victimes d’une certaine discrimination. De plus, l’ALGERIE était sous administrée avec 3 départements au début du conflit.

 

C’est ainsi que le 1er novembre 1954 naît un mouvement de rébellion armé aux causes multiples (politiques, sociales, idéologiques) qui fait régner la terreur au sein des populations.

 

Le gouvernement confie à l’armée française la double tâche qui est de rétablir l’ordre par la « pacification » et d’obtenir ainsi la confiance de ces mêmes populations. On fit alors appel aux soldats du contingent, impliqués contre leur gré dans ce conflit qui n’était pas le leur. Ils furent plus de 2 millions à accomplir leur devoir. Le discours politique parlait des « événements » et les médias censurés, emboitaient le pas !

 

Le 21 janvier 1961, un des nôtres, Guy Hurtaud, de Chambrette fut fait prisonnier par le FLN, au cours d’une embuscade sur le barrage Algéro-Tunisien. Retenu en Tunisie, il ne fut libéré que le 31 décembre suivant.

 

A la suite des accords d’ EVIAN, le cessez-le-feu prit effet le 19 mars 1962 à midi, et le scrutin d’autodétermination du 1er juillet donna l’indépendance à l‘ALGERIE.

 

Ces événements ne furent reconnus comme guerre qu’en 1999. Comme toute guerre, elle fut une tragédie, puisque 25 000 de nos compatriotes sont restés là-bas ! Parmi eux, un landais, notre ami Gilles POUPLIN, de Bellevue, décédé à Batna le 1er juillet 1961.

 

Comme lui, ils étaient tous très jeunes … 20 ans tout juste … certains déjà mariés et pères de famille … l’âge où l’on commence à se projeter sur son futur.

 

Ils ont connu le déchirement du départ, l’au-revoir à la famille et aux amis, la séparation, l’acheminement laborieux vers le camp Sainte-Marthe à Marseille, le quai de la Joliette et l’entassement dans les cales d’un paquebot. Sur le pont, ils ont vu s’éloigner définitivement Notre-Dame-de-la-Garde, puis sont arrivés sur l’autre rive où ils ont découvert la beauté des paysages. Rapidement aussi, ils ont connu le djebel, les pistes, les patrouilles, l’embuscade, la peur au ventre, la soif, la fatigue et le retard dans le courrier !

Mais ils ont surtout été seuls, loin des êtres chers, dans leurs derniers instants.

Qu’il nous soit permis de rapporter ces quelques lignes tirées du journal d’un appelé :

« Aujourd’hui à la compagnie, il y a eu des dégâts : trois morts, dont le Capitaine commandant et deux appelés. En partant en opération, leur jeep a sauté sur une mine. Ils n’ont pas eu le temps de souffrir … mais c’est pas de chance ! A chaque sortie, on se demande si on aura la chance avec nous ! »

Méchéria – mars 1959

Voilà, succintement résumé, ce qui fut une période difficile de notre vie, même si nous avions par moments, l’insouciance de nos 20 ans !

 

A vous, jeunes ou moins jeunes internautes, que ces quelques lignes vous aident à mieux appréhender une page douloureuse de notre Histoire de France.

Texte de Raymond Gabillaud

guerre algerie

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Algérie…tract laissé par les fell’s, sur le barrage Algéro-Tunisien, secteur de Toustain, le 20 décembre 1961

 

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Panneau à la sortie du TARF

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C’est la guerre mais l’armée a ses règles. En cet après-midi du 01 janvier 1962, ce sont les voeux du Colonel qui va arriver en « hélico », la « DZ » fraichement repeinte. Photo de R. GABILLAUD

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Denis Albert , départ en opération héliportée

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Denis avec son tireur F.M.

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Jean-Michel LEBOEUF, 2ème à droite

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Jean-Claude BARRE, sur le port d’Alger

http://www.leslandesgenusson.fr/wp-content/uploads/2013/10/UNC 20 (2).jpgle 28 juin 1962, photo des libérables du 3/21 R.S. sur les quais de Bône, quille autour du cou et paquets cadeaux. Accroupi, 2ème à gauche R.GABILLAUD

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Noce de conscrits de la classe 56


LES LANDAIS MORTS POUR LA FRANCE

ANNEREAU François-René-Auguste, la Poutière, né le 31-10-1895

-soldat au 69ème RI

-« tué à l’ennemi »à Le Soulier (Aisne), le 18-07-1918.

ARVOUET Jean-Baptiste-Louis, la Landrière, né le 18-12-1888

-soldat au 32ème RI

-« tué à l’ennemi » à Neuville-Saint-Vaast(Pas-de Calais),le 16-06-1915.

AUVINET Pierre-Jean-Baptiste, le Bourg, né le 29-06-1876

-2ème canonnier-servant au 51ème RA

-« maladie contractée en service » à Nantes- Broussais (Loire-Inf.), le 24-05-1915.

BARRANGER Alexandre-Auguste, l’Ouvrardière, né le 29-12-1897

-soldat au 38ème RA

-« blessures de guerre » (Oise), le 13-06-1918.

BLANCHARD Ferdinand-Firmin, le Bourg, né le 20-01-1883

-adjudant au 65ème RI

-« tué à l’ennemi » à La Boisselle (Somme),le20-01-1915.

BOLTEAU Ernest-Francis-Clément, le Bourg, né le 6-02-1879

-soldat au 83ème RIT

-« mort pour la France » à Gardeligen (Saxe),le 10-05-1915.

BOUDAUD Léon-Jean-Marie, le Bourg, né le 18-09-1885

-1ère classe au 337ème RI

-« tué à l’ennemi » au Bois d’Hausy (Marne),le 25-09-1915.

BRETIN Henri-Constant-Dominique, la Grande Bourdollière, né le 4-08-1887

-soldat au 3ème Dragons

-« tué à l’ennemi » à Tournai (Belgique), le 24-08-1914.

BRETIN Jean-Baptiste-Séraphin-Edouard, la Nallière, né le 2-09-1878

-soldat au 137ème RI

-« maladie contractée en service » (lieu inconnu), le 15-06-1916.

BROCHARD Gustave-Philippe-Pierre, Chambrette, né le 25-07-1889

-soldat au 4ème RI

-« tué à l’ennemi » à Erbéviller (Meurthe et Moselle) le 24-08-1914.

BROCHARD Eugène-Constant-Jean-Baptiste-Paul, les Noues, né le 26-01-1894

-soldat au 123ème RI

-« tué à l’ennemi » Plateau de Vauclève (Aisne) le 5-05-1917.

BROCHOIRE Benjamin-Ambroise-Pierre, le Bourg, né le 27-03-1883

-sergent au 62ème RI

-« maladie contractée en service » à Meaux (Seine et Marne) le 21-02-1917.

CANTITEAU Joseph-François-Laurent, la Petite-Nallière, né le 19-03-1887

-sergent au 337ème RI

-« tué à l’ennemi » à Thiaumont (Meuse) le 8-06-1916.

CHALLET Henri-François, leGrand Douet, né le 28-02-1883

-soldat au 137ème RI

-« blessures de guerre » à l’Hôpital d’Amiens (Somme) le 17-06-1915.

CHIRON Pierre-Joseph, l’Angenaudière, né le 4-06-1886

-soldat au 13ème RI

-« disparu au combat »à La Boiselle (Somme) le 1-10-1914.

CHIRON Henri-Léon-Benjamin (sous-diacre), la Bernerie, né le 15-12-1889

-adjudant au 7ème Régiment de Zouaves

-« maladie contractée en service » Hôpital de Poitiers (Vienne) le10-02-1915.

COUDRIN Armand-Marie-Clément, le Bourg, né le 14-02-1876

-soldat au 84ème RI

-« dcd en captivité »Hôpital de Wittenberg(Allemagne) le 17-03-1915.

DESFONTAINE Aimé,

-pas trouvé d’indications.

-dcd en 1916.

FAUCHARD Emmanuel-Auguste-Henri, la Brossardière, né le 17-11-1891

-caporal au 93ème RI

-« tué à l’ennemi » à Bras Vacherauville (Meuse) le 28-01-1917.

FILLIODEAU Armand-Constant, le Bourg, né le 20-08-1877

-soldat au 83ème RIT

-« tué à l’ennemi » à Beaumont-Hamel (Somme) le 4-10-1914.

FONTENEAU Alexis-Clément-Henri,la Petite Bourdollière, né le 31-10-1892

-soldat au 98ème RI

-« tué à l’ennemi » à Pargny-Filain (Aisne) le 27-05-1918.

GABORIEAU Pierre-Narcisse-Gabriel, le Petit-Douet, né le 27-05-1895

-soldat au 121ème RI

-« disparu au combat »à Fleury-devant -Douaumont(Meuse) le 24-10-1916.

GABORIEAU Désiré-Georges, le Bourg, né le 10-04-1889

-soldat au 3ème Colonial

-« blessures de guerre » à Pierrefeu (Var) le 24-11-1916.

GABORIEAU Raymond-Georges -Alfred, le Bourg, né le 7-10-1891

-soldat au 51ème RA

-« blessures de guerre » Hôpital de Couvrelles (Aisne) le 1-11-1917.

GABORIEAU Armand-Séraphin-Lucien, le Petit-Douet, né le 31-01-1897

-caporal au 8ème RI

-« tué à l’ennemi » à Coucy-le-Château (Aisne) le 29-08-1918.

GABORIEAU Gabriel-Alfred-René, le Bourg, né le 3-10-1886

-soldat au 372ème RI

-« tué à l’ennemi » en Albanie, le 9-10-1918.

GRIMAUD Alexis-Jacques, la Foucherie, né le 27-12-1877

-soldat au 84ème RI

-« disparu au combat » à Beaucourt (Somme) le 29-09-1914.

JOBARD Louis-Marie-Joseph, la Davidière, né , le 4-02-1891

-soldat au 93ème RI

-« blessures de guerre » Hôpital deMontargis(Loiret) le 13-09-1914.

JOBARD Jean-Clément, la Davidière, né le 21-08-1888

-soldat au 114ème RI

-« tué à l’ennemi » à Thuizy (Marne)le 6-10-1914.

LANDRE Armand, le Bourg, né le 12-11-1885

-soldat au 337ème RI

-« disparu au combat » à Tahure (Marne) le 2-10-1915.

LANDRE Clément-Emile-Jacques, le Bourg, né le 3-11-1879

-soldat au 64ème RI

-« blessures de guerre » St Jean- sur-Tourbe (Marne) le 3-10-1915.

LANDRY Louis-Séraphin-Joseph, le Bourg, né le 31-03-1880

-soldat au 137ème RI

-« disparu au combat » à Tahure (Marne) le 24-10-1915.

LEBOEUF Séraphin-Baptiste, la Barbatrie, né le 3-06-1891

-soldat au 93ème RI

-« tué à l’ennemi » à La Fère-Champenoise (Marne) le 8-09-1914.

LEBOEUF Jean-Baptiste-Constant, Bellevue, né le 4-08-1883

-soldat au 110ème RI

-« tué à l’ennemi » à Passy-en-Valois (Aisne) le 19-07-1918.

LEBOEUF Louis-Henri, la Mandinière, né le 10-04-1880

-soldat au 3ème RA

-« blessures de guerre » à Brest (Finistère) le 14-01-1919.

LEROUX Auguste-Pierre-Henri, la Tisonnière, né le 25-02-1888

-soldat au 137ème RI

-« blessures de guerre » à Paris -Hôpital de la Pitié, le 16-06-1915.

LEROUX Constant-Pierre-Célestin, la Tisonnière, né le 1-04-1889

-soldat au 8ème Bataillon de Chasseurs

-« tué à l’ennemi » à Aubérive-sur-Suippes(Marne) le 25-09-1915.

LEROUX Jean-Baptiste, le Bourg, né le 12-12-1874

-soldat au 84ème RIT

-« maladie contractée en service » à Rambervillers (Vosges) le 18-11-1918.

LUCAS Alexandre-Jean-Baptiste, le Bourg, né , le 14-12-1884

-soldat au 337ème RI

-« fièvre typhoïde » à Amiens(Somme) le 23-11-1914.

MAINDRON Alexandre-René-Clément, le Bourg, né le 18-02-1893

-soldat au 93ème RI

-« blessures de guerre » à Valmy(Marne) le 28-09-1915.

MARCHAND Philbert-Gabriel, la Pommeraie, né le 22-11-1889

-sapeur au 6ème Génie

-« blessures de guerre » à Baleicourt(Meuse) le 8-06-1916.

MARTIN Louis –Auguste-Marie, la Valtonnière, né le 09-02-1886

-caporal au 33ème RI

– » tué à l’ennemi  » à Souin (Marne) le 25-09-1915

MERLET Alphonse-Armand-Auguste, la Nallerette, né le13-03-1895

-soldat au 114ème RI

-« blessures de guerre » à Suippes(Marne) le 21-06-1916.

MEUNIER Henri-Pierre-Félix, la Fontaine, né le 8-10-1896

-soldat au 169ème RI

-« tué à l’ennemi » à Vaux-Chapître(Meuse) le 11-07-1916.

PINEAU Francis-Pierre-Eugène, le Bourg, né le 6-08-1886

-soldat au 18ème Bataillon de Chasseurs

-« tué à l’ennemi » au Bois de la Caillette(Meuse) le 20-04-1916.

PIVETEAU Samuel-Henri-Marie, le Bourg, né le 26-10-1893

-soldat au 93ème RI

-« blessures de guerre » à Troyes-Hôpital(Aube) le 17-09-1914.

RACAUD Francis-Clément-Paul, le Bourg, né le 16-03-1893

-caporal au 36ème RI

-« tué à l’ennemi » à Neuville-St-Vaast(P-de-Calais) le 29-09-1915.

RIVIERE Henri-Emmanuel, le Bourg, né le 24-01-1887

-soldat au 216ème RI

-« tué à l’ennemi » à la Côte 141(Aisne) le 24-07-1918.

ROI Louis-René-Auguste, la Perverie, né le 17-04-1890

-soldat au 137ème RI

-« tué à l’ennemi » à Chaumont-St-Quentin(Ardennes) le 27-08-1914.

ROI Auguste-Adolphe-Célestin, la Perverie, né le 27-02-1896

-soldat au 109èmè RI

-« tué à l’ennemi » à Herpy(Ardennes) le 30-10-1918.

RONDARD Jules-François-Alphonse, la Robinière, né le 8-11-1895

-soldat au 153ème RI

-« tué à l’ennemi » à Verdun(Meuse) le 28-02-1916.

ROY Armand-Alexis, l’Angenaudière., né le21-05-1893

-soldat au 1er Groupe Aviation

-« blessures de guerre » à Versailles-Hôpital militaire, le 11-02-1918.

SORIN Auguste-Jean-Marie, la Nallière, né le12-06-1893

-soldat au 114ème RI

-« tué à l’ennemi » à Mourmelon(Marne) le 10-09-1914.

SORIN Joseph, la Nallière, né le 27-03-1892

-soldat au 114ème RI

-« tué à l’ennemi » à Mourmelon(Marne) le 25-09-1914.

SOULARD Alcide-Pierre-Célestin, la Sablière, né le 25-08-1880-

-soldat au 337ème RI

-« tué à l’ennemi » à la Butte de Souain(Marne) le 16-02-1916.

VINET Henri-Marie, le Bourg, né le 3-03-1880

-soldat au 137ème RI

-« tué à l’ennemi » à Verdun(Meuse) le 11-06-1916.

VINET Auguste-Joseph-Alphonse, le Bourg, né le13-03-1889

-soldat au 64ème RI

-« blessures de guerre » à Cerny-en-Laon(Aisne) le 8-03-1917.

VINET Arsène-Maximin-Alphonse, la Godelinière, né le 21-06-1890

-caporal au 114ème RI

-« mort, prisonnier » en Allemagne, le 9-12-1918.

YOU Jean-Baptiste, la Foucherie, né , le 27-05-1877

-soldat au 293ème RI

-« tué à l’ennemi » à Souain(Marne) au 1er trimestre 1916.

BAUCHET Constant-Célestin, la Brelandière, né le 16-02-1922

– STO -« mort pour la France »sous un bombardement

-à Wels-Oberdoneau ,en Autriche, le 30-05-1944.

BOSSARD Célestin-Mathurin-Gabriel, la Robinière, né le 7-10-1912

-soldat au 63ème RI

-« mort pour la France » à Mont-St-Jean(Aisne) le 16-05-1940.

GABILLAUD Gabriel-René-Francis-Edouard, le Bourg, né le 24-03-1924

-caporal au 2ème Bataillon de marche-Extrême Orient

-« suite de blessures »à Vink Long(Delta du Mékong) Indochine, le 23-06-1950.

POUPLIN Gilles, Bellevue, né le 27-10-1939

-soldat au 206ème GIGL

-« mort pour la France » à L’Hôpital de Batna-Algérie, le 1-07-1961.