Des artistes parmi nous…

Pour ce second article sur nos artistes locaux, nous avons rencontré Christelle Esnault dans son atelier où elle fabrique des articles de maroquinerie.

Image1

Tout d’abord, pouvez-vous nous expliquer le choix du nom de votre atelier « Garzette » ?

« Garzette » fait référence à un oiseau migrateur, l’aigrette garzette, un échassier blanc que nous pouvons voir à la cité des Oiseaux.

Depuis combien de temps faites-vous de la maroquinerie ? Etait-ce une envie, une passion ?

J’ai fait une formation de maroquinerie artisanale à l’AFPA de Cholet en 2005 où j’ai appris à créer un sac à partir d’un dessin jusqu’aux finitions. J’aimais déjà la couture mais avec une préférence pour le cuir, plus de matière, plus de formes. Il n’y a pas eu de déclencheur particulier, juste une envie …

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?

Je suis mère au foyer avec cinq enfants. Nous avons fait avec mon mari, 11 saisons au Puy du Fou dans le Village 18ème comme ferronnier d’art. Nous avons cessé l’activité en septembre 2009 et j’ai créé l’atelier Garzette en novembre suivant. C’est une activité à temps partiel, plus importante avant les fêtes de Noel (idées cadeaux).

Image3

Le cuir est un univers qui rassemble la technique et l’artistique.

L’artistique : quelles sont vos sources d’inspiration ?

A force de manipuler la matière, voir les couleurs, observer, discuter et partager, l’idée fait son chemin puis viennent l’ébauche et enfin la création. Mais je fais beaucoup de sur-mesure. Les gens me font part de leurs souhaits et je crée le produit en fonction. Ils sont satisfaits puisque ce sont des objets uniques, répondant à leurs attentes. Et ils reviennent …

La technique : la matière première, choix des cuirs, des couleurs ?

La matière première, c’est le cuir. En stock, j’ai des couleurs basiques, mais pour certaines commandes, j’utilise des couleurs spéciales plus des accessoires comme les boucles.

Les outils ?

– la machine à coudre avec un triple entrainement bien costaud

– la machine à parer pour diminuer le cuir sur le bord et éviter les surépaisseurs sur les coutures

– la machine à refendre pour diminuer le cuir sur toute la surface

– petit outillage : le tranchet pour couper, un plioir pour mettre en forme les bordures, le marteau pour mettre en forme les coutures une fois le sac fini , l’alène pour marquer l’emplacement des fermetures par exemple, la machine à riveter pour les œillets et pressions et la pointe à brûler les fils.

Quel est le processus de fabrication ?

A partir du dessin et des dimensions, je réalise un patronage sur carton en commençant par le morceau du devant, le dos, le rabat et la largeur. Je rajoute les poches extérieures. Ensuite il faut découper le cuir, le diminuer dans l’épaisseur selon les morceaux, parer les bords, encoller (colle de maintien) à certains endroits pour enfin piquer et brûler les fils. Je termine par la doublure cuir ou tissu selon la demande.

La fabrication d’un sac complexe  nécessite une cinquantaine d’opérations pour environ 35h de travail.

Image2

Présentation de vos produits : où, quand et comment ?

-Portes Ouvertes (meilleur moyen pour se faire connaitre localement).

-Boutique à l’atelier, ouverte sur RV

-Site internet

-Expositions (Art’zimut en septembre dernier)

-Je fais un peu de pub mais seulement dans un rayon de 20/25kms.

Quels sont vos projets ?

J’aimerais développer cette activité dans les années à venir et y consacrer plus de temps.

Ils durent longtemps, ils rendent service, ils donnent plaisir à ceux qui s’en servent, ce sont les sacs et ceintures de Christelle ESNAULT. Et n’oubliez pas, l’atelier Garzette est ouvert au public, il suffit de téléphoner …Merci de nous avoir fait partager ce moment très intéressant.

Image4